« Le Monde Perdu » de Daran

Il a composé pour Maurane, Johnny Hallyday ou encore Florent Pagny. C’est Daran, Daran de « Daran et les chaises », et ce tube en 1995 « Dormir dehors ». C’est lui, Daran, mais pas seulement. Expatrié au Québec depuis quelques années, il sort son septième album solo « Le Monde Perdu ».

Un monde dépouillé, poétique où l’innocence se balade, s’efface avec autant d’émotion et de justesse. Guitare, voix, harmonica. Le monde de Daran est mis à nu. Compagnon de (presque) toujours, Pierre-Yves Lebert signe 9 des onze chansons. Miossec a offert à Daran « Le Monde Perdu ». Des mots délicats dans un écrin soigné, signé Daran (évidemment).

« On est en juin qui l’aurait cru, voir le déclin, la mise à nu. Aujourd’hui je m’en vais loin de notre monde perdu »

Le monde de Daran c’est celui des oubliés, de ceux qui vivent en marge ou le ressentent ainsi. C’est le monde des souvenirs, des visages croisés, des instants partagés, comme des scènes de films réalistes. Des bouts de vie jamais amers bercés par une mélancolie, peut-être parfois par une certaine colère, ou au moins une forme de désillusion. La voix, au centre, provoque une émotion sincère et pudique. Elle désarme et emmène dans un voyage bouleversant où l’on rencontre des histoires, des bouts d’un temps qui peuvent nous appartenir, aussi.

« Au sommet d’une colline, j’allume une flamme pour qu’on sache, qu’un homme, une femme fêteront, sous la lune, la nuit de l’origine, un sacrifice, au bonheur de leurs âmes au futur de leurs fils. Ici les dieux s’adorent sans aucun artifice »

Daran sera en concert le 11 mars au café de la danse, avec un concept de live inédit : chaque titre sera accompagné d’une vidéo projetée sur écran sur laquelle une illustratrice dessine en direct. Ses dessins finiront par s’animer avec la vidéo. Une expérience inédite… et très certainement magique.